Dans mes travaux au croisement de l'économie et de la psychologie, j'ai pu observer quelque chose de fascinant : les mêmes facteurs sont à l'origine du succès financier, du bonheur, du sentiment de sens… et même de la croissance économique d'un pays.
Comme s'il existait une liste restreinte de ressources fondamentales, indispensables pour atteindre toutes nos finalités.
Cette récurrence m'a frappé. J'y ai vu un parallèle avec les sept péchés capitaux. Les sept péchés capitaux, ce sont les sept défauts « de tête », dont découlent tous les autres. Les sept capitaux, eux, ce sont les sept ressources de tête : celles dont dépendent toutes les formes de richesse et d'accomplissement.

Toutes ces formes de capital, et leurs effets, ont été largement étudiées — notamment en économie, mais aussi en psychologie, en sociologie ou en science politique.
Les sept capitaux
Le capital naturel
notre environnement, notre lien au vivant et à la nature.
Le capital institutionnel
la confiance dans les règles collectives, la justice et la démocratie.
Le capital intellectuel
nos capacités cognitives, nos compétences et notre esprit critique.
Le capital culturel
nos récits communs, nos valeurs et nos repères esthétiques.
Le capital humain
notre santé, notre énergie et nos savoir-faire.
Le capital économique
notre argent, nos revenus et nos actifs matériels.
Le capital social
nos relations, nos réseaux d'entraide et nos liens de confiance.
Notre vision de ce qu'est le capital est souvent trop restrictive. Dans notre vie quotidienne, nous ne pensons presque toujours qu'à un seul type de ressource : le capital économique.

Le capital économique, c'est-à-dire l'argent, est comme la pointe de l'iceberg de nos ressources. Sous la surface, il existe six autres capitaux, souvent invisibles… mais tout aussi essentiels. Parce qu'ils sont sous-utilisés, ces six capitaux représentent un formidable réservoir inexploité de bonheur, de richesse et de croissance.
Accéder plutôt que posséder
Pour profiter de ces sept capitaux, il n'est pas toujours nécessaire de les posséder. Ce qui est vraiment crucial, c'est de pouvoir y avoir accès. Si le capital peut nous appartenir, il peut aussi être accessible grâce à nos relations, aux biens communs ou aux services rendus par le secteur public, par les associations ou par le marché.

Notre richesse, c'est donc bien plus que nos seules possessions ! Quand on prend conscience de ces sept capitaux, et des multiples façons d'y accéder, on réalise à quel point nous sommes plus riches que nous ne le pensons — individuellement et collectivement.

L'objectif de mon travail sur les sept capitaux : aider les individus, les organisations et les institutions à identifier, à mieux utiliser, et aussi à préserver ces sept capitaux — des trésors aussi essentiels que fragiles.